Publié le 28 janvier 2026

Rights Control : que faire face à leurs réclamations ?

Recevoir un courrier de Rights Control peut être déstabilisant. Le ton est formel, le délai de réponse court, et le montant demandé parfois élevé. La bonne nouvelle ? Dans la majorité des cas, la situation peut être gérée intelligemment.

Droit d'auteurRights ControlGuide pratique
Courrier Rights Control - Guide de défense

Pour beaucoup d'entrepreneurs, d'e-commerçants ou de responsables marketing, c'est une première confrontation avec une société de recouvrement de droits d'image. À condition d'adopter la bonne méthode, la situation reste parfaitement gérable.

1. Qui est Rights Control ?

Rights Control agit en qualité de mandataire pour le compte d'agences photographiques, de banques d'images ou de créateurs indépendants. Leur activité consiste à détecter des images utilisées sans autorisation, identifier les exploitants des sites concernés, et réclamer une indemnisation financière.

Leur fonctionnement s'inscrit dans la même logique que d'autres sociétés de traque automatisée — comme PicRights ou Copytrack : détection algorithmique, mise en demeure, pression temporelle. Le délai court indiqué dans leurs courriers n'est pas anodin. Il vise à créer un sentiment d'urgence et à favoriser un paiement rapide.

Un courrier de Rights Control n'est pas une décision de justice. C'est une demande amiable, qui peut être analysée, discutée et, dans certains cas, contestée.

2. Que faire à la réception du courrier ?

La clé est d'agir rapidement, mais sans précipitation.

Retirez immédiatement l'image. Supprimez la photo de votre site web, de vos réseaux sociaux et de votre base de données médias. N'oubliez pas de purger le cache, de vérifier les anciennes versions archivées et de contrôler les miniatures générées automatiquement. Ce retrait ne vaut pas reconnaissance de responsabilité — il démontre simplement votre volonté de limiter tout préjudice.

Faites un audit interne. Avant toute réponse, posez-vous les bonnes questions : d'où vient cette image ? Avez-vous une facture ou une licence ? A-t-elle été téléchargée via une banque d'images ? Est-elle issue d'un prestataire — agence web, community manager ? Il arrive fréquemment qu'une licence existe, mais qu'elle ne soit pas immédiatement retrouvée. Conservez toutes les preuves.

Ne restez pas silencieux. Ignorer Rights Control est une erreur stratégique. Le silence peut entraîner des relances plus agressives, la transmission du dossier à un avocat partenaire, et une augmentation des montants réclamés. Répondre permet de garder la maîtrise du dossier — sans pour autant reconnaître une faute ni accepter le montant demandé.

3. La négociation tactique

Dans de nombreux dossiers, la somme réclamée comprend le prix supposé d'une licence rétroactive, une majoration pour « absence de crédit », des « frais de recherche », parfois des pénalités supplémentaires. Ces majorations sont souvent juridiquement discutables.

Exigez le barème officiel. Demandez les tarifs publics du photographe, le barème de l'agence, et la preuve du mandat confié à Rights Control. Sans ces éléments, l'évaluation du montant est contestable.

Basez-vous sur le prix réel du marché. Une licence d'image a une valeur de marché, qui dépend de la durée d'utilisation, de la taille d'affichage, du trafic du site et de son caractère commercial. L'analyse des dossiers traités montre que Rights Control facture généralement 3 à 5 fois plus cher que le prix réel d'une licence — par exemple, 245 € réclamés pour une image dont la licence coûte en réalité 50 €.

Contestez les pénalités additionnelles. Les « frais de recherche » ou les majorations automatiques ne reposent pas toujours sur une base juridique solide. En droit français, l'indemnisation doit être proportionnelle au préjudice réel. Une pénalité purement dissuasive peut être remise en cause.

Vérifiez la titularité des droits. Avant tout paiement, Rights Control doit être en mesure de démontrer que le photographe détient réellement les droits, qu'ils sont autorisés à agir en son nom, que l'image est protégée, et que votre usage correspond précisément à leur constat. La charge de la preuve leur appartient.

Pourquoi faire appel à un avocat ?

Face à Rights Control, vous avez en face une structure habituée à ce type de procédure. Pour vous, il s'agit souvent d'un dossier unique. Pour eux, c'est un processus industrialisé.

Un avocat spécialisé en droit d'auteur peut analyser la solidité juridique de la demande, identifier les failles du dossier, rédiger une réponse argumentée et dissuasive, négocier une réduction substantielle — et dans certains cas, obtenir l'abandon pur et simple de la réclamation. La différence est souvent notable dès la première réponse formalisée par un professionnel.

Une prise en charge sécurisée

C'est précisément l'approche proposée par Bouclier Tilium : un avocat dédié analyse votre dossier, rédige les réponses, gère les relances et négocie le montant. Vous cessez les échanges directs, nous prenons le relais. L'objectif est simple : protéger vos intérêts, réduire la pression et sécuriser juridiquement votre situation.

Questions fréquentes

Rights Control est-elle une arnaque ?

Non. Rights Control est une entreprise légale qui représente de vraies agences photo (Science Photo Library, AUGUST, Image Professionals…). Cependant, leurs tarifs sont souvent artificiellement gonflés et leurs méthodes de recouvrement agressives. C'est un modèle industriel de réclamation, pas une arnaque au sens strict.

Puis-je simplement ignorer leur courrier ?

Ce n'est pas recommandé. Contrairement à certaines sociétés qui se contentent de relances par email, Rights Control peut transmettre le dossier à un avocat partenaire et engager une procédure devant les tribunaux français. Le silence peut aussi entraîner des relances de plus en plus pressantes et une augmentation des montants réclamés.

Combien coûte réellement une licence d'image ?

Les retours d'expérience montrent que Rights Control facture généralement 3 à 5 fois le prix réel d'une licence. Un avocat spécialisé peut négocier sur cette base et obtenir des réductions significatives — en moyenne 70 % du montant initial.

J'ai déjà supprimé l'image, est-ce suffisant ?

Non. Supprimer l'image est une première étape indispensable, mais cela n'éteint pas la réclamation. Rights Control dispose déjà de captures d'écran horodatées prouvant l'utilisation passée. Il faut répondre de manière structurée pour clore le dossier.

En conclusion

Un courrier de Rights Control n'est pas une condamnation automatique. Le droit d'auteur est une matière sérieuse, mais toute réclamation doit être juridiquement fondée, prouvée et proportionnée.

Dans ce type de dossier, ce n'est pas la précipitation qui protège — c'est la maîtrise.

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