Pour illustrer un article ou dynamiser un site, le réflexe est souvent de chercher une image sur Google. Pourtant, l'utilisation d'une photo sans autorisation est l'une des erreurs juridiques les plus courantes et les plus lourdement sanctionnées.

Il est essentiel de comprendre une règle d'or en droit français et international : par défaut, toute image, photographie ou illustration présente sur internet est protégée par le droit d'auteur. Le fait qu'une image soit techniquement facile à télécharger (clic droit > "Enregistrer l'image sous") n'équivaut absolument pas à une licence d'utilisation.
Pour utiliser légalement une image, vous devez obligatoirement :
Lorsqu'on parle d'utilisation photo sans autorisation, deux notions juridiques distinctes entrent en jeu :
Il protège le créateur de l'œuvre. Selon le Code de la Propriété Intellectuelle (Article L111-1), l'auteur jouit d'un droit de propriété exclusif sur son œuvre.
Il protège la personne qui figure sur la photographie. Conformément à l'article 9 du Code civil relatif au respect de la vie privée, toute personne a le droit de s'opposer à la reproduction et à la diffusion de son image.
Si vous publiez une image protégée, vous vous exposez à des poursuites pour contrefaçon.
La loi est sévère : la contrefaçon en France est un délit puni de 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende. Cependant, dans la pratique du web classique (un blogueur ou une PME qui a pris une photo), les tribunaux n'appliquent pas ces peines de prison. Les litiges se règlent au civil.
Le véritable risque est financier. L'amende se traduit par le versement de "dommages et intérêts" au créateur lésé.
Aujourd'hui, de grandes agences (AFP, Getty) utilisent des entreprises mandataires (les fameux Copyright Trolls comme PicRights, Copytrack ou PixTrakk) pour traquer les infractions. Le processus est redoutable :
Si vous venez de recevoir un courrier vous réclamant de l'argent pour une photo, ne cédez pas à la panique, mais agissez avec méthode :
Non. Citer la source ou mettre le crédit photographique (le droit moral) ne remplace en aucun cas l'autorisation de diffusion (le droit patrimonial). Si vous citez le nom du photographe sans avoir acheté la licence, vous êtes quand même coupable de contrefaçon.
Modifier une image protégée sans autorisation aggrave votre cas. En plus de la reproduction non autorisée, vous portez atteinte au respect de l'œuvre. En droit, on appelle cela une "œuvre dérivée", qui nécessite également l'accord explicite de l'auteur original.
La loi française sur la propriété intellectuelle ne fait aucune distinction entre un usage commercial et un usage non lucratif. L'utilisation d'une photo sans autorisation reste une infraction, même si votre site ne génère aucun revenu. Cependant, le caractère non commercial sera un excellent argument pour négocier l'indemnité à la baisse.
Vous avez reçu une mise en demeure de PicRights, Copytrack ou de l'AFP vous réclamant des milliers d'euros ? N'affrontez pas ces agences seul.
Tilium Bouclier vous met en relation avec des avocats au Barreau experts en droit d'auteur. Pour un forfait unique de 480€ TTC, nous prenons en charge la totalité de la négociation pour faire baisser la facture ou annuler les poursuites abusives.
Ne payez pas sans vérifier. Notre diagnostic gratuit vous dit si votre dossier est défendable.
Prise en charge immédiate · Sans engagement